Survol des années 1990

Rigueur et qualité

Pour les producteurs d’oeufs de consommation du Québec, la décennie quatre-vingt-dix est celle des défis. Le défi de chasser définitivement le mythe du cholestérol. Le défi de renouveler à l’échelle canadienne la gestion des approvisionnements, aussi appelée la deuxième génération du plan national de commercialisation des oeufs. Un autre défi est celui du consensus, afin d’amener tous les signataires de la première heure à se mettre d’accord sur les nouvelles modalités de partage des allocations et de financement du produit industriel. Enfin, le défi de maintenir la confiance des consommateurs et des gouvernements s’impose avec la crise de la Salmonelle en 1996.

Au début des années quatre-vingt-dix, les producteurs d’oeufs du Québec et du Canada ont enfin réussi, par des études scientifiques et par des campagnes publicitaires, à se débarrasser de la mauvaise perception des consommateurs à l’égard des oeufs et de l’incidence de ceux-ci sur le cholestérol sanguin. La popularité accrue des oeufs de spécialité ne trompe pas : vitaminés, Oméga 3, oeufs bruns, etc. sont disponibles dans tous les marchés.

Pour la première fois depuis la fondation de l’OCCO, la production canadienne d’oeufs va bientôt dépasser le volume historique qui a servi, en 1972, à répartir les allocations entre les provinces. Les provinces pourront se référer à de nouveaux critères pour répartir les allocations au-delà de la base historique de 1972, ce que réclame le Québec pour pouvoir augmenter son taux d’autosuffisance alimentaire, lequel se situe à 72 %. De nouvelles modalités de partage des allocations sont négociées en 1999, en vertu de l’Entente de St-Andrews. Les provinces reconnaissent au Québec 40 % de toute nouvelle allocation nationale.

À compter de 1991, la Fédération implante un programme volontaire de dépistage de la Salmonella enteritidis pour tous les troupeaux du Québec. Cette mesure est mise à rude épreuve lorsqu’un problème d’intoxication dans des oeufs, associé à la Se, est identifié en Abitibi. En 1999, le programme d’assurance-qualité devient obligatoire pour l’ensemble des producteurs et pour tous les troupeaux afin de garantir la sécurité de tous leurs produits de même que la traçabilité des oeufs et ce, avec la collaboration de tous les classificateurs.

Encore une fois, les producteurs font preuve d’avant-gardisme, devenant les premiers au Québec à se doter d’un programme de qualité et de traçabilité s’appliquant à l’ensemble de la production d’oeufs. Ce faisant, la Fédération a surmonté la crise de la Salmonelle grâce à la rigueur des producteurs et à leur engagement ferme à fournir un produit d’une qualité exceptionnelle.

Membres du conseil d'administration de 1995-1996

Les membres du conseil d’administration 1995-1996 : assis, Rosaire Lavoie, Jean-Claude Paradis, Raymond Laplante et Gilles Béland. Debout, Pierre-Paul Ricard, Michel Gauvin, 2e vice-président, Jacques Bouchard, président, Félix Destrijker, 1er vice-président, Luc Morin et Raymond Houle. Absent, Maurice Richard.