Épaisseur, résistance et texture de la coquille
L’épaisseur, la résistance et la texture de la coquille présentent de l’importance pour la manipulation des oeufs. La solidité est indispensable pour que les oeufs puissent résister à la cueillette mécanique, au lavage, au classement et à l’emballage automatiques, au transport en camions réfrigérés, et en général, aux manutentions diverses qui accompagnent leur mise en marché. La production de coquilles saines dépend des facteurs énumérés ci-après.
Hérédité
La production de coquilles fortes et résistantes est une qualité héréditaire. L’élevage sélectif peut produire des lignées dont les coquilles sont de bonne ou de mauvaise qualité.
Alimentation
On a signalé plusieurs éléments relatifs à l’alimentation, jouant un rôle important dans la formation de la coquille. Parmi eux figurent le calcium, le phosphore, le magnésium et la vitamine D. Les poules produisent aujourd’hui des oeufs en quantités élevées et pondent pendant de longues périodes. Pour créer des coquilles de bonne qualité, elles ont besoin de ces éléments et d’autres encore en quantités suffisantes et dans des proportions bien équilibrées. Un oeuf pesant 58 g comporte, par exemple, une coquille pesant 6,2 g ce qui correspond à 2,0-2,2 g de calcium. Une partie de ce calcium provient du tube digestif, le reste étant emprunté aux os. La poule doit donc assimiler tout le calcium nécessaire pour maintenir l’équilibre de cet élément. Plusieurs rapports indiquent que la teneur en calcium de la ration influe sur la qualité de la coquille. Une insuffisance de calcium peut entraîner la production de coquilles de mauvaise qualité. Un excès de calcium peut par contre, en provoquant des dépôts de calcium sur les coquilles, causer des rugosités sur ces dernières.
Les conditions alimentaires nécessaires à la production de coquilles de bonne qualité et saines varient avec la lignée et l’âge de la poule, le taux de production des oeufs, la température ambiante, et la grosseur de l’oeuf.
Température ambiante
Des températures excessives régnant dans le poulailler entraînent une baisse de qualité et une diminution d’épaisseur des coquilles. Une certaine baisse se manifeste dès que la température atteint 70 ° à 75 °F; on note un effet très notable à 80 °F et une sérieuse baisse au-delà de 90 °F. On n’a pas encore complètement expliqué l’action exercée par les changements de température sur la qualité des coquilles d’oeufs. On sait cependant que l’absorption d’aliments diminue par temps chaud. Il en résulte une assimilation moindre de calcium et des autres éléments nutritifs indispensables à la formation de coquilles solides.
Fêlures avant le ponte
La coquille de certains oeufs se quadrille ou se craquelle au cours de sa formation. Grâce à un supplément de calcium, les quadrillages et les craquelures se colmatent. A cause de la moindre résistance de leur coquille, ces oeufs sont sujets à se fêler plus aisément au cours des manipulations. Souvent inaperçues au cours des manutentions, les crêtes ou rayures légères sont aisément détectées au mirage.





